GLP-1 : définition, fonctionnement, traitements et perte de poids
- Ce qu’est le GLP-1 et son rôle dans l’organisme
- Comment les médicaments GLP-1 favorisent-ils la perte de poids ?
- À qui ces traitements sont-ils destinés ?
- Quels médicaments GLP-1 sont disponibles en France ?
- Comment se prennent-ils ?
- Quelle perte de poids peut-on espérer ?
- Quels sont leurs effets secondaires ?
- Que se passe-t-il lorsqu’on arrête le traitement ?
- Peut-on acheter un GLP-1 en pharmacie ou en ligne ?
- Que valent les patchs GLP-1 vendus sur internet
- Qu’est-ce que le GLP-1 ?
- GLP-1 et aGLP-1 : quelle différence ?
- Comment les médicaments GLP-1 favorisent-ils la perte de poids ?
- Dans quels cas les médicaments GLP-1 sont-ils utilisés pour la perte de poids ?
- Quels médicaments GLP-1 sont disponibles pour la perte de poids en France ?
- Comment prend-on un médicament GLP-1 pour perdre du poids ?
- Quels résultats peut-on attendre avec un traitement GLP-1 ?
- Quels sont les effets secondaires des médicaments GLP-1 ?
- Que se passe-t-il lorsqu’on arrête un GLP-1 ?
- Où peut-on obtenir un médicament GLP-1 ?
- En résumé
Qu’est-ce que le GLP-1 ?
GLP-1 signifie glucagon-like peptide-1, ou peptide-1 similaire au glucagon.
Il s’agit d’une hormone naturellement produite par l’intestin après un repas. Elle participe notamment à la régulation de la glycémie et de l’appétit.
Le GLP-1 agit sur plusieurs organes, notamment le pancréas et le cerveau. Après un repas, il contribue à stimuler la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie augmente et intervient dans les mécanismes qui régulent la faim et la prise alimentaire.
Les médicaments appelés agonistes du récepteur du GLP-1 (aGLP-1) reproduisent l’action de cette hormone en activant son récepteur. Le sémaglutide et le liraglutide sont notamment des analogues du GLP-1.
GLP-1 et aGLP-1 : quelle différence ?
Le terme GLP-1 désigne l’hormone naturelle.
Les aGLP-1 désignent une classe de médicaments qui imitent son action.
Une nuance est toutefois importante : le tirzépatide (Mounjaro) est souvent regroupé avec les traitements « GLP-1 » dans le langage courant et dans certaines sources françaises, mais il agit sur deux récepteurs, GLP-1 et GIP. Il s’agit donc d’un agoniste dual GIP/GLP-1.
Comment les médicaments GLP-1 favorisent-ils la perte de poids ?
Les médicaments qui agissent sur la voie du GLP-1 favorisent la perte de poids principalement en réduisant l’appétit et en augmentant la sensation de satiété. Ils agissent notamment sur les mécanismes qui régulent la faim dans le cerveau, ce qui peut amener à manger moins et à réduire les apports alimentaires.
Le sémaglutide, par exemple, reproduit l’action du GLP-1, une hormone naturellement produite par l’organisme après les repas. Il agit sur les zones du cerveau impliquées dans la régulation de l’appétit et peut notamment :
- réduire la sensation de faim ;
- augmenter la sensation de satiété et de rassasiement ;
- diminuer les envies alimentaires chez certaines personnes ;
- réduire la quantité d’énergie consommée.
Ces médicaments peuvent également ralentir la vidange de l’estomac, ce qui contribue à prolonger la sensation de satiété, notamment au début du traitement.
Ils ne « brûlent » donc pas directement les graisses. La perte de poids résulte principalement d’une diminution des apports alimentaires, lorsque le traitement est associé à une alimentation adaptée et à une activité physique régulière.
Bon à savoir :
Pour la prise en charge de l’obésité, la HAS recommande une approche globale et personnalisée, avec un accompagnement des habitudes de vie dans la durée.
Dans quels cas les médicaments GLP-1 sont-ils utilisés pour la perte de poids ?
Les médicaments GLP-1 utilisés pour la perte de poids sont prescrits principalement chez les adultes présentant une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) ou un surpoids (IMC ≥ 27 kg/m²) associé à au moins une complication liée au poids.
Selon le médicament, ces complications peuvent notamment être un diabète de type 2, une hypertension artérielle, une dyslipidémie, une apnée obstructive du sommeil ou certaines maladies cardiovasculaires.
Ces traitements sont utilisés en complément d’une alimentation adaptée et d’une activité physique, dans le cadre d’une prise en charge globale du surpoids ou de l’obésité.
Il faut distinguer les critères de leur autorisation de mise sur le marché (AMM) des conditions de remboursement. En France, depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être pris en charge dans certaines situations d’obésité, notamment à partir d’un IMC de 40 kg/m², ou à partir de 35 kg/m² en présence d’au moins une comorbidité liée au poids, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite.
Attention
Les médicaments GLP-1 indiqués dans la prise en charge de l’obésité ne sont pas destinés à une perte de poids à visée purement esthétique. Leur prescription nécessite une évaluation médicale afin de vérifier qu’ils sont adaptés à la situation de chaque patient.
Quels médicaments GLP-1 sont disponibles pour la perte de poids en France ?
Plusieurs médicaments agissant sur la voie du GLP-1 disposent d’une indication dans la prise en charge du poids.
| Médicament | Principe actif | Action | Administration |
|---|---|---|---|
| Wegovy® | Sémaglutide | Agoniste du récepteur GLP-1 | Injection sous-cutanée hebdomadaire |
| Saxenda® | Liraglutide | Agoniste du récepteur GLP-1 | Injection sous-cutanée quotidienne |
| Mounjaro® | Tirzépatide | Agoniste des récepteurs GIP et GLP-1 | Injection sous-cutanée hebdomadaire |
En France, l’Assurance Maladie identifie actuellement Wegovy, Mounjaro et Saxenda parmi les médicaments à base d’aGLP-1 utilisés dans le traitement de l’obésité.
Et le cas Ozempic® ?
Ozempic contient également du sémaglutide, mais il est indiqué dans le traitement du diabète de type 2. Il ne faut donc pas confondre Ozempic et Wegovy : même principe actif, mais indications et dosages différents.
Utiliser un médicament destiné au diabète dans le seul objectif de perdre du poids en dehors de son indication n’est pas une utilisation appropriée.
Existe-t-il des GLP-1 en comprimés ?
Une forme orale de Wegovy est désormais autorisée dans l’Union européenne pour la gestion du poids chez l’adulte. Elle se prend une fois par jour et constitue une alternative aux injections hebdomadaires.
Attention
À ne pas confondre avec Rybelsus®, qui contient également du sémaglutide sous forme orale mais dont l’indication européenne concerne le diabète de type 2.
Comment prend-on un médicament GLP-1 pour perdre du poids ?
La façon de prendre un traitement GLP-1 dépend du médicament. Les traitements actuellement utilisés dans la prise en charge du poids sont principalement administrés par injection sous-cutanée, soit une fois par semaine, soit une fois par jour.
| Médicament | Principe actif | Fréquence | Dose de départ et augmentation |
|---|---|---|---|
| Wegovy | Sémaglutide | 1 injection par semaine | Début à faible dose, puis augmentation progressive jusqu'à la dose d'entretien prescrite |
| Mounjaro | Tirzépatide | 1 injection par semaine | Début à 2,5 mg par semaine, puis augmentation progressive selon la réponse et la tolérance |
| Saxenda | Liraglutide | 1 injection par jour | Début à faible dose, puis augmentation progressive jusqu'à 3 mg par jour |
Pour les traitements injectables, l'injection se fait sous la peau, généralement dans l'abdomen, la cuisse ou le haut du bras. Les augmentations de dose sont progressives afin d'améliorer notamment la tolérance digestive.
Le schéma exact dépend du médicament et de la situation de chaque patient. La dose ne doit jamais être augmentée ou modifiée de sa propre initiative.
Important :
Une dose plus élevée ne signifie pas nécessairement une perte de poids plus rapide. Le traitement doit être adapté par le médecin en fonction de son efficacité et de sa tolérance.
Quels résultats peut-on attendre avec un traitement GLP-1 ?
Les études cliniques montrent qu’une perte de poids importante est possible avec certains traitements, mais les résultats varient selon la molécule, la dose, la durée du traitement et la réponse individuelle.
Quelques exemples donnent une idée de l’ordre de grandeur observé dans les essais :
- avec le sémaglutide 2,4 mg, une étude de 68 semaines a observé une perte de poids moyenne de 15,8 % chez les participants traités, contre 6,4 % avec le liraglutide ;
- avec le tirzépatide, les études cliniques ont montré une perte de poids moyenne d’au moins 15 % après 72 semaines, selon la dose utilisée ;
- avec le liraglutide 3 mg, les études cliniques évaluées par l’EMA ont montré une réduction moyenne du poids de 7,5 % après jusqu’à 56 semaines, contre 2,3 % avec le placebo.
Ces chiffres ne permettent pas de prédire la perte de poids d’une personne donnée. Les résultats varient notamment selon la molécule, la dose, la durée du traitement et la réponse individuelle. Les pourcentages ne peuvent pas non plus être comparés directement, car les études portent sur des populations et des protocoles différents.
Quels sont les effets secondaires des médicaments GLP-1 ?
Les effets indésirables les plus fréquents concernent principalement le système digestif.
Ils peuvent notamment inclure :
- nausées ;
- vomissements ;
- diarrhées ;
- constipation ;
- douleurs ou inconfort abdominal.
Ces effets sont souvent plus présents lors de l’augmentation des doses et peuvent s’atténuer au fil du traitement chez certaines personnes. Ils peuvent toutefois parfois entraîner une déshydratation.
Plus rarement, des effets indésirables plus sérieux peuvent survenir, notamment une pancréatite aiguë ou certaines complications de la vésicule biliaire.
Les médicaments agissant sur la voie du GLP-1 peuvent également ralentir la vidange gastrique. Ce phénomène doit être signalé avant une anesthésie générale ou une sédation profonde, en raison d’un risque d’aspiration pulmonaire.
Et le risque concernant la thyroïde ?
Un risque potentiel concernant le cancer médullaire de la thyroïde fait l’objet d’une surveillance particulière pour cette classe de médicaments. Ce signal provient notamment d’études animales, tandis que les données disponibles chez l’être humain n’ont pas confirmé un effet du sémaglutide sur la calcitonine.
Un antécédent personnel ou familial de cancer médullaire de la thyroïde ou de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM 2/MEN2) doit être signalé au médecin avant toute prescription.
Que se passe-t-il lorsqu’on arrête un GLP-1 ?
La perte de poids obtenue avec un traitement GLP-1 ne garantit pas que le poids restera stable après son arrêt.
Dans une extension de l’étude STEP 1, les participants ayant arrêté le sémaglutide après 68 semaines ont repris une partie importante du poids perdu au cours de l’année suivante. En moyenne, ils avaient repris environ les deux tiers de leur perte de poids initiale un an après l’arrêt.
Des résultats similaires ont été observés avec le tirzépatide : dans l’étude SURMOUNT-4, l’arrêt du traitement a entraîné une reprise de poids importante, tandis que la poursuite du traitement permettait de maintenir et même d’augmenter la perte de poids.
Cela ne signifie pas que toute personne reprendra nécessairement tout le poids perdu. Cela montre surtout que l’obésité est une maladie chronique et que le maintien de la perte de poids peut nécessiter une prise en charge sur le long terme.
Toute décision d’arrêt ou de modification du traitement doit donc être discutée avec le médecin.
Où peut-on obtenir un médicament GLP-1 ?
Les médicaments GLP-1 utilisés dans la prise en charge du poids sont soumis à prescription médicale et délivrés par une pharmacie.
Une téléconsultation peut permettre à un médecin d’évaluer si un traitement GLP-1 est adapté à votre situation. Il prend notamment en compte l’IMC, les antécédents, les traitements en cours et les éventuelles contre-indications ou précautions.
La prescription n’est donc jamais automatique : elle dépend de l’évaluation médicale.
Attention
Il faut être particulièrement vigilant face aux offres de GLP-1 proposées sur internet ou les réseaux sociaux. L’ANSM a notamment pris des mesures contre des sites vendant illégalement des produits présentés comme des aGLP-1.
Certains produits vendus en ligne, comme les patchs GLP-1, peuvent être falsifiés, ne pas contenir la substance annoncée ou contenir des substances potentiellement dangereuses. Pour limiter ces risques, un traitement GLP-1 doit être obtenu dans le circuit légal, après une évaluation médicale.
En résumé
Le GLP-1 est une hormone qui participe à la régulation de l’appétit et de la glycémie. Les médicaments qui reproduisent son action peuvent favoriser la perte de poids chez les personnes pour lesquelles ils sont indiqués.
Wegovy, Saxenda et Mounjaro sont utilisés dans la prise en charge du poids, avec des modalités de traitement différentes. Ils nécessitent une prescription et un suivi médical, notamment en raison de leurs effets indésirables possibles.
Enfin, les « patchs GLP-1 » et les produits vendus en dehors du circuit légal ne doivent pas être considérés comme des alternatives sûres aux traitements autorisés.
FAQ
Quelle est la différence entre GLP-1 et aGLP-1 ?
Le GLP-1 est une hormone naturellement produite par l’organisme. Les aGLP-1 sont des médicaments qui reproduisent son action en activant les récepteurs du GLP-1. Le tirzépatide, lui, agit à la fois sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP.
À partir de quel IMC peut-on prendre un GLP-1 pour perdre du poids ?
Les traitements indiqués dans la prise en charge du poids peuvent être prescrits chez les adultes présentant une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) ou un surpoids (IMC ≥ 27 kg/m²) associé à au moins une complication liée au poids. Les critères peuvent toutefois varier selon le médicament.
Peut-on arrêter un traitement GLP-1 dès qu’on a atteint son objectif de poids ?
L’arrêt d’un traitement GLP-1 doit être discuté avec le médecin. Une reprise de poids est possible après l’arrêt, notamment parce que les effets du traitement sur l’appétit disparaissent progressivement.
Les médicaments GLP-1 sont-ils remboursés en France ?
Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans certaines situations d’obésité, sous réserve de respecter les conditions de prise en charge et les modalités de prescription prévues par l’Assurance Maladie. Saxenda n’est actuellement pas remboursé pour cette indication.