Hémorroïde externe : à quoi ressemble-t-elle ? Photos, symptômes et traitements
- À quoi ressemble une hémorroïde externe et où elle se situe ;
- Comment différencier une hémorroïde externe d’une thrombose hémorroïdaire, d’une marisque ou d’une hémorroïde interne prolabée ;
- Quels symptômes peuvent accompagner les différentes formes d’hémorroïdes externes ;
- Quels traitements peuvent soulager les symptômes et dans quelles situations une intervention peut être envisagée ;
- Quels signes doivent conduire à consulter rapidement ;
- Pourquoi une photo ne suffit pas à confirmer le diagnostic d’une lésion anale.
- Qu’est-ce qu’une hémorroïde externe ? À quoi ressemble-t-elle ?
- Peut-on reconnaître soi-même une hémorroïde externe à partir d'une photo ?
- Un médecin est-il en mesure de diagnostiquer une hémorroïde externe à partir d’une photo ?
- Hémorroïde externe ou thrombose hémorroïdaire : quelle différence ?
- Comment reconnaître une marisque anale ?
- Hémorroïde externe ou hémorroïde interne prolabée ?
- Quels sont les symptômes d’une hémorroïde externe ?
- Hémorroïde externe : quel traitement ?
- Quand consulter rapidement ?
- À retenir
Qu’est-ce qu’une hémorroïde externe ? À quoi ressemble-t-elle ?
Les hémorroïdes correspondent à des structures vasculaires normales de la région anale. On parle de maladie hémorroïdaire lorsque ces structures deviennent symptomatiques ou pathologiques. Les hémorroïdes externes se trouvent sous la peau autour de l’orifice anal.
Lorsqu’elles deviennent visibles ou gonflées, elles peuvent apparaître comme une petite boule ou une tuméfaction au niveau de la marge anale.
L’aspect peut varier selon le contexte :
- une petite tuméfaction souple ou légèrement gonflée ;
- une zone rosée ou rougeâtre en cas d’œdème ou d’irritation ;
- une boule bleuâtre ou violacée lorsqu’un caillot est présent ;
- une tuméfaction plus tendue et douloureuse en cas de thrombose ;
- après la disparition d’une thrombose, un excès de peau peut persister sous la forme d’une marisque.
Bon à savoir :
La grossesse et l’accouchement peuvent favoriser l’apparition d’hémorroïdes, notamment en raison de la pression exercée dans la région pelvienne et des efforts de poussée lors de l’accouchement. Les symptômes peuvent ensuite s’atténuer, mais une gêne peut persister après la naissance.
Peut-on reconnaître soi-même une hémorroïde externe à partir d'une photo ?
Une photo peut donner une indication sur l’aspect d’une lésion, mais elle ne suffit pas à déterminer avec certitude s’il s’agit d’une hémorroïde externe. Plusieurs lésions de la région anale peuvent avoir une apparence similaire, notamment une marisque ou une hémorroïde interne qui sort de l’anus.
La photo ne permet pas non plus d’évaluer certains éléments importants pour le diagnostic, comme la consistance de la lésion, sa sensibilité ou son évolution dans le temps.
Important :
une image peut donc être informative, mais elle ne remplace pas un examen médical. Une consultation est particulièrement indiquée en cas de douleur importante, de saignement ou de lésion nouvelle ou persistante.
Un médecin est-il en mesure de diagnostiquer une hémorroïde externe à partir d’une photo ?
Une photo peut aider un médecin à apprécier l’aspect d’une lésion anale, mais elle ne permet pas toujours de poser un diagnostic fiable à elle seule. Certaines situations peuvent se ressembler visuellement, notamment une hémorroïde externe, une thrombose hémorroïdaire, une marisque, une hémorroïde interne prolabée ou encore un abcès.
Le médecin doit également tenir compte des symptômes, de leur apparition, de leur évolution et, lorsque cela est nécessaire, des résultats de l’examen clinique. La palpation permet notamment d’évaluer la consistance et la sensibilité d’une tuméfaction, ce qu’une photographie ne permet pas.
Une photo peut donc constituer un élément utile pour orienter l’évaluation, mais elle ne remplace pas systématiquement un examen médical. Lorsque le diagnostic est incertain ou que les symptômes sont importants, un examen clinique reste nécessaire pour déterminer la cause de la lésion.
Hémorroïde externe ou thrombose hémorroïdaire : quelle différence ?
Ces deux situations sont souvent confondues.
Une hémorroïde externe peut être peu symptomatique ou provoquer une gêne locale. La thrombose hémorroïdaire externe correspond à la formation d’un caillot de sang dans une hémorroïde externe. Elle se manifeste typiquement par une douleur aiguë et brutale et par une tuméfaction bleuâtre, dure et douloureuse au niveau de la marge anale.
| Aspect | Hémorroïde externe | Thrombose hémorroïdaire externe |
|---|---|---|
| Localisation | Sous la peau, autour de l’anus | Au niveau d’une hémorroïde externe, à la marge anale |
| Couleur | Variable | Souvent bleuâtre ou violacée |
| Consistance | Variable | Dure ou tendue |
| Douleur | Absente ou variable | Généralement aiguë et importante |
| Apparition | Variable | Généralement brutale |
| Évolution | Variable | Évolution généralement favorable |
Comment reconnaître une marisque anale ?
Une marisque anale se reconnaît généralement à un petit excès de peau souple, de couleur proche de celle de la peau et peu ou pas douloureux, situé autour de l’anus.
Aussi appelée « skin tag » en anglais, elle peut apparaître après la disparition d’une thrombose hémorroïdaire externe. Contrairement à une thrombose récente, elle est généralement souple, non douloureuse et ne présente pas la coloration bleutée ou violacée caractéristique d’un caillot sous la peau.
Une marisque peut néanmoins être gênante lors de la toilette ou s’irriter localement.
Il ne s’agit donc pas simplement d’une « hémorroïde externe permanente », mais d’une modification cutanée qui peut notamment persister après une ancienne thrombose.
Hémorroïde externe ou hémorroïde interne prolabée ?
Une autre confusion fréquente concerne l’hémorroïde interne qui sort par l’anus.
Les hémorroïdes internes se situent à l’intérieur du canal anal. Lorsqu’elles augmentent de volume, elles peuvent descendre et devenir visibles à l’extérieur, notamment pendant ou après les selles.
Contrairement à une hémorroïde externe, il s’agit alors d’un prolapsus de tissu provenant de l’intérieur du canal anal.
Les hémorroïdes internes sont classées en quatre grades selon leur degré de prolapsus :
- grade I : elles restent à l’intérieur du canal anal ;
- grade II : elles sortent lors de la poussée mais rentrent spontanément ;
- grade III : elles sortent et doivent être repoussées manuellement ;
- grade IV : elles restent extériorisées et ne peuvent pas être repoussées.
Attention :
Cette classification concerne les hémorroïdes internes et ne s’applique pas aux hémorroïdes externes.
Quels sont les symptômes d’une hémorroïde externe ?
Une gêne ou une sensation de boule
Une petite tuméfaction au bord de l’anus peut provoquer une sensation de corps étranger ou une gêne en position assise.
Des démangeaisons ou des irritations
Une irritation locale peut provoquer des démangeaisons ou une sensation d’inconfort autour de l’anus.
Une douleur
La douleur est particulièrement évocatrice d’une thrombose lorsqu’elle apparaît brutalement et devient importante. Une thrombose hémorroïdaire externe peut provoquer une douleur continue, parfois suffisamment importante pour rendre la position assise difficile.
Un saignement
Un saignement peut également survenir, notamment lorsque la zone est irritée.
Cependant, tout saignement anal ne doit pas être automatiquement attribué aux hémorroïdes.
Bon à savoir :
Les symptômes varient notamment selon la présence d’une irritation, d’un œdème ou d’une thrombose.
Hémorroïde externe : quel traitement ?
Le traitement dépend du diagnostic, de l’intensité des symptômes et de leur évolution. Une hémorroïde externe simple ne nécessite pas forcément de traitement spécifique.
Mesures et traitements pour soulager les symptômes
Lorsque les symptômes sont modérés, la prise en charge vise notamment à réduire l’irritation de la région anale et à éviter la constipation et les efforts de poussée.
Les mesures recommandées peuvent comprendre :
- augmenter progressivement les apports en fibres ;
- boire suffisamment ;
- éviter de pousser longtemps aux toilettes ;
- régulariser le transit en cas de constipation ;
- maintenir une activité physique régulière ;
- effectuer une toilette douce de la région anale.
Des bains de siège tièdes peuvent également apporter un soulagement temporaire. Selon les symptômes, des traitements locaux peuvent être proposés pendant une durée limitée pour réduire la douleur, les démangeaisons ou l’inflammation. Certains contiennent un anesthésique local ou un corticostéroïde.
En cas de thrombose hémorroïdaire externe
Une thrombose hémorroïdaire externe est généralement très douloureuse. Lorsque cela est indiqué, une incision sous anesthésie locale permet d’évacuer le caillot et de soulager les douleurs. La prise en charge dépend notamment de l’intensité des symptômes et de la situation clinique.
Quand consulter rapidement ?
Une consultation médicale est recommandée si :
- la douleur anale est brutale, très importante ou ne diminue pas ;
- une boule douloureuse apparaît soudainement au bord de l’anus ;
- un saignement est important ou persistant ;
- les selles deviennent noires ou très foncées ;
- des saignements récidivent sans cause clairement identifiée ;
- une fièvre apparaît ;
- la zone devient très rouge, chaude ou gonflée ;
- du pus ou un écoulement inhabituel apparaît ;
- une lésion persiste ou change d’aspect.
Une douleur importante associée à une tuméfaction peut notamment nécessiter de distinguer une thrombose hémorroïdaire d’un abcès de la marge anale. Les HUG indiquent que les abcès anaux peuvent notamment se manifester par une douleur et une tuméfaction de la région anale, avec parfois un écoulement de pus.
En cas de symptômes persistants ou importants, un médecin peut orienter vers un proctologue, spécialiste des maladies de l’anus et du rectum.
À retenir
Une « hémorroïde externe » n’a pas un aspect unique. Une petite tuméfaction autour de l’anus peut correspondre à différentes situations, dont une hémorroïde externe, une thrombose hémorroïdaire, une marisque ou un prolapsus d’hémorroïde interne.
Une boule ferme, parfois bleuâtre, apparue brutalement et accompagnée d’une douleur importante évoque notamment une thrombose hémorroïdaire externe. Celle-ci est généralement bénigne et peut être prise en charge, parfois avec un geste local.
Enfin, une photo ne suffit pas à poser un diagnostic. En cas de doute, de saignement ou de douleur importante, un examen médical permet de déterminer la cause des symptômes et le traitement adapté.
FAQ
À quoi ressemble une hémorroïde externe ?
Une hémorroïde externe peut se présenter comme une petite tuméfaction située sous la peau, au bord de l’anus. Son aspect varie selon qu’elle est inflammatoire, œdématiée ou thrombosée.
Quelle est la couleur d’une thrombose hémorroïdaire externe ?
Une thrombose peut prendre une coloration bleutée ou violacée, notamment lorsque le caillot est visible sous la peau. La zone peut également être rose ou blanchâtre en présence d’un œdème important.
Une hémorroïde externe fait-elle toujours mal ?
Non. Une hémorroïde externe peut être peu ou pas douloureuse. En revanche, une thrombose hémorroïdaire externe provoque typiquement une douleur brutale et importante.
Combien de temps dure une thrombose hémorroïdaire externe ?
Une thrombose hémorroïdaire externe évolue généralement favorablement, avec une diminution progressive de la douleur et une résorption du caillot. L’évolution peut prendre plusieurs jours à quelques semaines selon les cas.
Une marisque peut-elle rester après une thrombose hémorroïdaire ?
Oui. Après la disparition d’une thrombose hémorroïdaire externe, un excès de peau appelé marisque peut parfois persister.
Faut-il consulter pour une hémorroïde externe ?
Une consultation est particulièrement recommandée en cas de douleur importante ou brutale, de saignement persistant ou abondant, de fièvre, d’écoulement, de lésion inhabituelle ou lorsque le diagnostic n’est pas certain.